Les visites permettent de découvrir la cabine suspendue du carillonneur, le clavier d'étude, des éléments de l'ancien carillon. Elles sont assurées par un guide-conférencier et/ou un membre de l'association.

On accède au carillon, situé dans la tour Saint-Romain, en passant par la Cour d'Albane, au nord-ouest de la cathédrale, plantée d'ifs et de buis. Pour des raisons de sécurité, cette cour n'est pas ouverte au public en dehors des visites du carillon.

La Cour d'Albane
La Tour de Beurre et la Tour Saint-Romain

Vous entrerez ensuite par une petite porte dans la tour Saint-Romain (82 m de hauteur) - et en route pour la montée !
En faisant l'ascension des 129 marches menant à la salle basse du carillon, vous passerez notamment devant la porte, soigneusement fermée, du Trésor de la cathédrale.
Le carillon était autrefois installé dans la Tour de Beurre ; il a été déplacé dans la tour Saint-Romain lors de la reconstruction de 2016, non seulement pour pouvoir intégrer le bourdon Jeanne d'Arc, mais aussi pour pouvoir accueillir le public dans des conditions de sécurité optimales.
L'accès à la Tour de Beurre se faisait en effet par une étroite passerelle au-dessus du portail, entre les deux tours, par un chemin complexe et dépourvu de toute issue de secours.

Au premier niveau du carillon, vous découvrirez le clavier d'étude. Ce clavier, financé par l'ACCR grâce au mécénat du Crédit Agricole - Normandie-Seine, est un outil indispensable pour s'entraîner sans être entendu de toute la ville. C'est également l'endroit où Patrice Latour, carillonneur titulaire, donne des cours à plusieurs membres de l'association, qui s'engagent à jouer régulièrement pendant l'année.

Le clavier d'étude
L'ancien tambour

C'est aussi à cet étage que vous apprendrez tout sur l'histoire et le fonctionnement du carillon. Vous verrez, gisant au sol depuis le terrible incendie de 1944, le joug de l'ancien bourdon Jeanne d'Arc, qui a péri dans les flammes comme sa sainte patronne. Vous découvrirez le battant de la très célèbre Georges d'Amboise, cloche mythique de 16 000 livres, « la plus grande qui soit au royaume de France » au moment de sa fabrication en 1501.
Vous pourrez admirer de près le fonctionnement de l'imposant tambour, utilisé jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale pour programmer les ritournelles. Il est aujourd'hui remplacé par un système électronique, programmable sur ordinateur.

Enfin, par un dernier escalier de trente marches, vous accéderez au coeur du carillon : la cabine du carillonneur, d'où sont actionnées les 64 cloches de ce gigantesque instrument.
Suspendue en l'air, toute en verre, cette cabine contient le clavier et le pédalier, qui sont reliés aux cloches par une mécanique de précision, conçue pour éliminer tous les intermédiaires et permettre au musicien de contrôler avec une grande finesse les notes qu'il joue.
Et qui sait ? Vous pourrez peut-être, vous aussi, faire résonner un tintement de cloche dans toute la ville ?
Vous apercevrez au-dessus de la cabine les plus grosses cloches de volée : Agnès, Cécile, Germaine, Romain et Jeanne, accompagnées de leurs 59 petites soeurs.

Un moment magique parmi toutes ces filles de bronze qui chantent toute l'année depuis leur haute tour !

La cabine suspendue